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FAQ .

SUR UN AN, 44 % DES SALARIÉS ONT EU UN ARRÊT DE TRAVAIL, SELON UNE ÉTUDE

Parmi les salariés ayant eu un arrêt de travail sur une période de douze mois, plus d’un tiers avait déjà eu une telle prescription l’année précédente, indique l’étude « Absentéisme 2019 » de Malakoff Médéric Humanis, rendue public fin novembre.

La maladie ordinaire est le motif le plus fréquent d’arrêt de travail (36 %), les troubles musculo-squelettiques (25 %), les troubles psychologiques et l’épuisement professionnel (18 %) et les accidents ou traumatisme (15 %) venant ensuite. Quant aux maladies graves, elles représentent 3 % des arrêts, comme les maladies chroniques. Au sein des arrêts de courte ou de moyenne durée, la maladie ordinaire est la raison prédominante, respectivement 61 % et 29 % de ces prescriptions tenant à cette explication. En revanche, les arrêts longs relèvent en premier lieu d’un accident ou d’un traumatisme (25 %) puis de troubles psychologiques ou de burn-out (24 %) ou de troubles musculo-squelettiques (23 %). 13 % des arrêts sont liés à un contexte uniquement professionnel et 19 % tiennent à la fois du contexte professionnel et non-professionnel.

Toujours selon cette étude, 72 % des arrêts sont pris en totalité, 11 % ont une durée inférieure à celle prescrite et 17 % des salariés continuent à travailler malgré la prescription d’arrêt de travail. Les arrêts de quatre à dix jours sont les moins pris. Sur les douze derniers mois, Malakoff Médéric Humanis note une hausse du renoncement aux arrêts maladie (+ 5 % par rapport à 2018 et + 9 % par rapport à 2016). Pour quelles raisons les salariés décident-ils de ne pas se conformer à l’avis de leur médecin ? 39 % déclarent qu’il n’est pas dans leur habitude de se laisser aller, 37 % donnent des explications économiques (perte d’argent, jours de carence), 22 % indiquent qu’il leur est impossible de déléguer des tâches et 21 % craignent d’être surchargés de travail à leur retour.

Parallèlement, les deux tiers des salariés ont déjà travaillé en étant malades lors des douze derniers mois et cette proportion est plus élevée parmi les managers, 72 % ayant eu cette attitude. On notera que le télétravail thérapeutique soulève l’adhésion puisque 63 % des salariés y sont favorables en cas d’arrêt de travail si le médecin juge ce mode d’organisation adapté à leur état de santé et 80 % des dirigeants seraient prêts à y faire appel.

Les arrêts maladie sont davantage pris dans les entreprises de plus de 250 salariés que dans celles de taille inférieure : dans ces grandes structures, c’est le cas de 79 % des arrêts contre 72 % pour la totalité des arrêts prescrits.

Si l’on interroge les dirigeants, 53 % déclarent que leur entreprise a mis en place des actions de prévention et de détection, en particulier pour réduire l’exposition de leurs salariés aux troubles musculo-squelettiques et aux risques psycho-sociaux, 13 % indiquent que leur entreprise a pour projet de le faire et 33 % annoncent qu’il n’y a rien de prévu dans leur entreprise sur ce plan. Enfin, un quart des dirigeants interrogés souhaitent que leur entreprise soit accompagnée sur les questions d’absentéisme.

* Etude réalisée par téléphone du 13 septembre au 02 octobre 2019 auprès de 400 dirigeants ou de DRH d’entreprises du secteur privé ayant au minimum un salarié, selon un échantillon représentatif des entreprises françaises en termes de secteur d’activité et de taille salariale

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