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FAQ .

Les Echos - Santé-prévoyance : où sont les marges de manoeuvre ?

Selon une étude du cabinet Facts & Figures, la santé et la prévoyance affichent des performances très contrastées entre les contrats individuels et collectifs.

Mises sous pression cette semaine par l'Elysée, qui leur a demandé des mesures pour que « le coût de la santé pèse moins sur le pouvoir d'achat des ménages »,  les complémentaires santé (OCAM) n'ont pas les mêmes marges de manoeuvre partout .

D'après une étude présentée jeudi par le cabinet de conseil Facts & Figures sur le marché de l'assurance santé et prévoyance en France, les contrats individuels affichaient en 2017 des ratios de sinistralité jugés « corrects ». Ces ratios entre le montant des sinistres à dédommager et celui des primes encaissées s'élevaient en moyenne à 68 % pour les assureurs privés et à 78 % pour les mutuelles. Au global, ce segment a dégagé un résultat technique brut de 600 millions d'euros l'an dernier.
« En santé individuelle, je pense que les OCAM peuvent limiter les hausses de tarifs », estime Cyrille Chartier-Kastler, le fondateur de Facts & Figures.

La santé collective déficitaire

La situation est tout autre pour les contrats collectifs, via les entreprises, qui affichaient en moyenne un ratio de sinistralité de 91 % l'an dernier. « C'est considérable. A ce niveau-là, quand on ajoute les frais de distribution, les coûts de gestion de l'opérateur ou la réassurance, on arrive à des pertes », souligne le consultant.

Au niveau du marché, la santé collective affichait en 2017 un résultat technique brut dans le rouge (-300 millions d'euros). Résultat, « le secteur doit aller vers des hausses de tarifs », affirme Cyrille Chartier-Kastler. Il en va de même, selon lui, pour  la prévoyance collective , en pertes de 300 millions d'euros pour un ratio sinistralité moyen de 95 %.

« Terreau de profitabilité »

Comme le met en évidence cette étude, la prévoyance individuelle constitue véritablement « le terreau de profitabilité » du marché, avec des ratios de sinistralité d'à peine 30 % en  temporaire décès et en assurance des prêts à la consommation. Ils étaient aussi à des niveaux confortables de 45 % pour les individuelles accidents (comme les garanties accidents de la vie, par exemple) et de 50 % pour  l'assurance-emprunteur des crédits immobiliers. Le segment de la prévoyance individuelle a représenté à lui seul, 59 % du résultat technique brut global.
Au total, le chiffre d'affaires total du marché de l'assurance santé et de la prévoyance était estimé par Facts & Figures à 72,1 milliards d'euros en 2017. Sur la période 2013-2017, il a augmenté de 2,2 % par an en moyenne.

Les Echos. le 21/12/2018